Les émotions du roi (violence)(nudité)

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Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Jeu 30 Juin - 12:47

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table des matières partie 1
CH1 - la génèse:

Souviens-toi de la dernière leçon.
Chapitre I - La genèse
L’Apha et l’Oméga. Le début, et la fin de toute chose. L’instant absolu. La contraction et l’expansion. Le point d’équilibre parfait, une gravité équivalente entre toutes particules. La pulsation d’un cœur suspendue à jamais. De ce point unique, il n’y a, ni passé, ni futur, juste le présent. La source de tout. La pensée instantanée. La synthèse de tous les contraires. Tel un yin, et un yang fusionné. L’unité du tout.
Forme immuable, ineffable, perpétuelle, douce lumière de l’union de toutes particules. De son passé, nous ne connaîtrons qu’un nuage de lumières incandescent, pareil à l’avenir flamboyant de son explosion. Peut-être qu’en tendant l’oreille, nous entendrons ce premier cri, fruit de l'explosion de la transcendance absolue. Comme un orgasme cosmique qui projette toutes particules dans la dilution du néant. Au centre de l'extase, la source. Dans le futur l’énergie se perd dans d’innombrables chocs, les particules refroidissent, la source est en expansion. Dans le passé, les particules fusionnent, reprennent leurs formes premières, celle du début, celle de la source originelle. Dans le passé, ou le futur, la source n'est plus un, mais une multitude parcellaire, chacune attirant à elle des particules de matières issues de la source. Elles s’entrechoquent, se font, se défont, des micros extases parcourent l'univers. De l'unité absolue nait le chaos. Du chaos, naissent des individuations, des fragments de conscience de l’origine. Chacune est la source, et ne l’est pas totalement.
Ces amas de matière tournent dans le vide absolu. Elles perpétuent la danse de l'unité. A leur tour, elles s’épanchent de voracité à l’égard des particules ensommeillées. Elles se disputent, se détruisent, s’entrechoquent, s’éloignent, puis l’équilibre unitaire, l’ordre, la stabilité. Point unique, et multiple, une individuation, un fragment de la source. Et à nouveau l’extase, cet orgasme existentiel d’être. Le passé, et l’avenir ne font qu’un. Chaque particule liée par une indéniable force équivalente en tout point de l’individuation. Elle est. Dans le passé, toute particule fusionne pour n’être qu’un. Dans le futur, l’individuation explose en nuage de particules. La danse originelle reprend, moins intense, mais tout aussi magnifique que celle de la source. En son sein les amas de particules encore incandescentes fusionnent, se diluent. Des infimes extases de la fusion matérielle, naissent les étoiles. Des parcelles de conscience de l’individuation. Chacune est l’individuation, et ne l’est pas totalement. Et à nouveau, la bataille fait rage, pour la possession, pour l’appartenance. Chaque particule refroidie est disputée, pour etre plus grand, plus fort, plus conscient. Milliards de lumières qui dansent, avec dans leur giron quelques bribes de matières, qui tournent, qui tournent, s'agglomèrent, se détruisent, et renaissent. La micro extase de l'immersion dans la matière, leur fait perdre toute contenance.
De l'ivresse de la danse, nait un désir. Le désir du tout, l'envie de l'extase, le rêve de la source. Chaque étoile converge vers ce point inatteignable en l'état. Conscience diffuse de ce qui a été, et de ce qui sera. La danse est immuable. Aucune volonté, si ce n'est la source, ne peut stopper ce ballet. Une seule chose perdure, le désir. Le désir d'être unifié à nouveau. L’objectif immuable de revivre l'extase du commencement, et de la fin.
La valse stellaire se fait moins intense. Les particules gravitent autour de leur étoile, s’agglutinent autour des brides incandescentes qui n’ont pas encore perdu toute leur superbe. Un ballet orchestré par leur étoile, une danse du néant qui peu à peu se stabilise, les planètes sont nées. Pour rejoindre l'extase infinie de l'unité totale et absolue. Galaxie, étoile, planète, satellite. L'univers est né. A jamais, oublié la fusion du tout. A jamais enfouis dans la mémoire, l'extase de la source, la contraction et l’expansion du tout.
Parmi ces amas de roches, et d’incandescence, certaines, les plus puissantes, voient des vassaux leur jurer allégeance. D’autres, plus modestes, continuèrent de lutter pour leur survie. Deux d’entre elles luttèrent jusqu’à leur presque destruction. Combat qui fut perdu, maintes, et maintes fois. Mais cette fois-ci, elles n’en firent rien, épuisées de leur combat, elles s’allièrent. L’une, plus puissante, accepta son homologue à sa périphérie, l’autre presque morte, donna tout son amour, tout son or, elle lui donna la vie.

La danse des deux amants devint ordre. De l'ordre naquit le chaos, la vie. La danse perpétuelle des particules, qu'aucune volonté ne peut faire cesser de tourner. Elles fusionnèrent, se détruisirent, et la création recommença. Des amas d'atomes naquirent des molécules. Au début solide, ils devinrent liquides. L'eau élément de la vie. En son sein, le ballet prit corps. Cellules, bactéries, évoluèrent, se défendant du milieu d'où elles étaient nées. La danse devint lente, bien loin de la vitesse de l’instant absolu, mais ne s'arrêta pas. Rejoindre la source, redevenir un, était le désir du tout, et donc le désir de chaque.
De l'équilibre de la matière, du liquide, du gaz, naquit la vie. La danse redevint effrénée. Des millions d'évolutions, des millions d'échecs, pour garder cet équilibre si précieux. Au sacrifice du désir d'union du tout, vint le désir de survivre. De la survie nait le désir de vivre. La vie se nourrissant de la vie. Seule perdurait la continuité. Toujours plus gros, toujours plus grand, devenir le prédateur, devenir la multitude. Survivre quoi qu'il en coute.
La danse redevint régulière, plus lente. Les reptiles régnaient en maitres. Comme si la création tout entière prenait une respiration, et se retenait quelques secondes. Infusant cette béatitude de la vie dans les quelques reptiliens qui avaient réussi à survivre. Et la création expira. Le vent du souffle parcourut la galaxie, détruisant au passage, quelques agglomérats de matière. A nouveau un chaos, à nouveau des destructions en chaines. De la poussière soufflée. Dans cette immensité, des grains détruisirent la vie, la contraignant à évoluer à nouveau. Des dommages collatéraux de cette lutte sans merci, de l'ordre, et du chaos, deux parties d'un seul. Les reptiles n'étaient plus, trop gros, trop grand, trop peu conscients de la source. Ils ne se rendirent pas sans combattre, ils luttèrent pour leur survie. Les plus raisonnables, ceux qui surent s'adapter, survécurent. Ils trouvèrent le moyen de vivre sans la lumière du soleil. Il y eut les oiseaux, les troglodytes, et quelques reptiliens.
Les espèces se diversifièrent, par la spécialisation, par l’adaptation. L’une de ces espèces parue avoir une conscience plus aigüe de ce qui l’entourait. Non seulement elle se nourrissait des autres, mais elle se défendait également. Elle n’était pas la plus forte. Elle n’était pas la plus rapide. Elle était la plus pragmatique. Cette espèce comprit qu’un bâton lui donnait de l’allonge, qu’elle pouvait blesser à distance. Devant chaque problématique de survie, le froid, la faim, la soif. Elle réussit à chaque fois, non sans mal, à survivre.
Ce n'est pas son intelligence qui lui garantissait sa survie, mais sa violence. Etre le plus fort, tuer plutôt que d’être tué, exterminer la menace, plutôt que de la soumettre. Dans un seul, et unique, but, survivre. Sa propre violence était telle, que les membres de cette espèce se détruisaient elle-même. A contrario, ils avaient, comme beaucoup d'espèces, le pouvoir de créer la vie. La survie dans la continuité de l'espèce. Nous sommes cette espèce, nous sommes les humains.  
Et un jour, l'un de ces humains était proche de perdre la vie. L'orage grondait. Un grand serpent blanc s'approchait. L'humain avait pour toute défense, une branche. Il brandit son arme pour éloigner le serpent. Il fixa le serpent. L'émotion de la peur le pétrifia d'un seul coup. Au même moment, un éclair frappa un arbre, non loin de l'emplacement du duel. Ce dernier explosa littéralement. Une branche enflammée tomba au pied de l'humain. Le serpent recula. Instinctivement, l'humain saisit le bout de bois enflammé, et s’avança vers le serpent. Ce dernier  recula à nouveau. L'humain poursuivit le serpent jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue. Il était sauf. Il remercia de tout son cœur, l'arrivée de cette providence. L'humain donna un nom au feu. Il considéra le feu comme un être conscient, comme lui. Cet être prit conscience de la source dans la matière. Tout à sa joie de cette prise de conscience, il ne vit pas le serpent revenir. Le reptile s’arrêta à un mètre de l’humain. Ce dernier ne chercha pas l’affrontement, il prit conscience que le serpent était tout comme lui, une expression de la source. Il donna un nom au serpent. Le reptile blanc s’en alla en rampant. C’est à ce moment que l'humain ressentit la douleur des brulures. Au fond de son être résonna le rêve ineffable de la source, la douce et intense chaleur de l'extase. Cet être reçut le don de l'immortalité. A jamais, et pour les temps à venir, sa main resta brulée.
Le temps prit une pause. La vie se figea dans des glaces presque éternelles. Les humains survécurent, grâce à leur faculté d'adaptation. Supérieure aux autres espèces dans leur réponse, car là où une espèce trouvait une solution, ils en trouvaient des milliers. Car au fond d'elle-même, son instinct de survie était plus fort que tout. Pour mille solutions qui entrainaient la mort, mille autres faisait qu'un petit nombre survivait. Ils se multiplièrent. Ils n'avaient rien d'exceptionnel, ils étaient justes capables de tout. Ils nageaient, mais moins bien qu'aucun poisson. Ils chassaient, mais moins bien que n'importe quels félidés. Ils se déplaçaient, mais moins vite que n'importe quels oiseaux. Ils construisaient, mais moins bien, que n'importe quels insectes. Les humains faisaient tout moins bien, mais ils faisaient tout.
Ils devinrent des porteurs de rêves. Le rêve de la source d'être à nouveau unifié. Ils étaient les premiers rêveurs. Pour les hommes, conscient de leur faculté à soumettre n'importe quoi à leur volonté. Pour les femmes conscientes de leur faculté à créer la vie. Tous deux, inconscients de leur faculté d'atteindre le désir du tout.
La conscience de la danse universelle, subtile, et infinie, avait pris corps dans cette espèce. Une volonté ineffable les amenait l'un vers l'autre, puis les repoussait. Sur les centaines de milliers d'humains que contenait le monde, L'immortel fit prendre conscience à une poignée de rêveur, l'existence de la valse, la conscience de la source. Ils devinrent les veilleurs. De par son immortalité, le premier devint le dépositaire de la mémoire de la source, incarnée dans la matière. Il était le puissant, le professeur, le juge. Il était le point zéro de la conscience de la source dans la matière.
En tout, ils furent dix-neuf. Ils allaient par paire, un male, et une femelle. Chaque paire devenait une expression de la source. La première paire devait conduire l'ensemble de la création à l'unité. La deuxième paire inspirait la sagesse de la source. La troisième paire conduisait l'apprentissage des lois de la source. La quatrième paire avait pour mission d'exprimer la puissance de la source. La cinquième paire faisait respecter les lois de la source. La sixième paire indiquait le chemin pour que la source puisse vous atteindre. La septième paire montrait la présence de l'amour dans la matière. La huitième paire conduisait l'apprentissage des lois de la matière. Neuvième paire indiquait le chemin pour que la matière puisse atteindre la source. Leur mission, à tous, était de conduire la matière, et l'esprit, à l'unité totale et extatique de la source. Par paire, car ils avaient deux façons d’agir, soit en laissant le choix, soit en utilisant la force.
A part le premier, ils étaient soumis aux contraintes de la vie. Ils naissaient, et mouraient comme tous les êtres vivants. La seule différence avec les autres êtres vivants, est qu'ils n'oubliaient rien de leur vie passée. A chaque incarnation, ils parcouraient le monde pour instruire la matière, et mouraient. Chaque paire trouva seize humains, pour les assister dans leur mission.
Ils n’avaient pas à chercher ces humains. Chaque veilleur le devenait, car c’était son rôle. Il y eut deux exceptions à cette règle. C’est cette histoire que je vais vous raconter, l’histoire de deux humains. L’un était un mâle qui fut élevé par l’immortel, l’autre, une femelle éduquée par la septième paire. Ce qui va suivre va vous raconter, comment ils se sont aimés, comment ils se sont déchirés, comment ils se sont séparés, comment ils se sont retrouvés, comment ils se sont pardonnés.

CH2 - l'enfant (violence) :

Prends conscience et accepte d'etre toi, dans ta souffrance, dans tes pensées, dans ton coeur.
Chapitre II – L’enfant
La nature régnait en maitre. L’immortel et les veilleurs parcouraient le monde, ils marchaient, nageaient, ils n’avaient de cesse de trouver leur semblable, d’éveiller les rêveurs. C’était leur mission. Sitôt qu’ils rêvaient, ou qu’ils voyaient un signe de la source dans la nature, ils agissaient comme leur instinct le recommandait.
A chaque rencontre de rêveurs, les veilleurs essayaient de les apprivoiser. Leur mission était claire : éveiller la matière, par l'entremise des rêveurs. Ce fut loin d’être facile, les humains étaient violents, ils ne comprenaient que la force. Et sitôt qu’ils parvenaient à apprendre quelque chose, ils le retournaient contre eux-mêmes, et également contre les veilleurs. Il y eut des morts, des blessés, dans les deux camps. Ce lent apprentissage de l’éveil découragea plusieurs veilleurs. Ils finirent par abandonner le contact direct, c’était trop lent, trop douloureux.
Pendant plusieurs milliers de révolutions, à quelques exceptions, ils se contentèrent d'observer. Quelquefois les veilleurs parvenaient à isoler un, ou plusieurs membres, et ils les instruisaient. Il y eut quelques progrès, notamment dans la structure des groupes d’humains. L’effet pernicieux, était que plus les groupes d'humains étaient structurés, plus il devenait difficile de les isoler. Sitôt qu'il identifiait un membre réceptif, le groupe duquel le rêveur était issu faisait bloc contre les veilleurs. Les succès finirent par se faire rare, puis il n'y eut plus aucun progrès. Paire après paire, ils abandonnèrent l'instruction, puis l'observation, les veilleurs restèrent entre eux, dans un endroit connu d’eux seuls. De par leur souvenir de leur différente incarnation, ils finissaient toujours par revenir dans ce lieu, qu’ils appelaient Tennah. Ils ne devinrent pas sédentaires pour autant, les veilleurs continuèrent leur exploration du monde, de la nature, de la source. Le plu assidu à ces recherches était le premier veilleur, il n’arrivait pas à digérer l’échec avec les rêveurs. Ces absences étaient de plus en plus fréquente, de plus en plus longue. A chaque retour, il devenait de plus en plus las, lassé de son sentiment d’inutilité, lassé de son immortalité.
Lors d’une de ces absences de plusieurs dizaines de lunes, l’une des paires, la septième, fit un enfant, une fille. De ce fait, ils avaient transgressé la première loi de l'immortel, les veilleurs ne devaient pas procréer. Les parents firent de leur fille, la preuve vivante que les veilleurs étaient l'avenir de l'humanité. Lorsque l’enfant eut un an, le premier revint d’un de ces voyages. L'immortel ne put se résoudre à accepter cette transgression. Il voulut bannir les pécheurs, mais toute la communauté des veilleurs s’y opposa. Seul contre tous, il rompit toute relation. Il quitta  la vallée des veilleurs.
Tous ces échecs, cette lenteur, cette naissance étaient autant de blessures qui faisaient souffrir l’immortel. La douleur du feu n'était rien, comparée à ces souffrances internes. Il tenta plusieurs fois d’attenter à sa propre vie. Mais jamais ne mourut. Il restait le premier souvenir conscient de la source. Il en vint à maudire la source, son découragement était total.
Au plus profond de son désespoir, l’immortel fut témoin d’un miracle. Un cri se fit entendre, un vagissement de nouveau-né qui fit écho en lui. Pris dans un étau inconfortable, d'un côté la perte de tout espoir, et de l'autre l'émotion de voir quelque chose qui le touchait dans l’abime de son être. L’origine de ce cri était un bébé qui venait de naitre. La mère était assise contre un arbre, lové autour de son corps, il y avait un serpent, blanc. L'immortel eut un mouvement de recul. Son instinct lui criait de rompre le cordon. Il affronta sa peur, et gagna. Penché sur l’enfant, et sans quitter le serpent des yeux, sa main tremblante trouva son caillou coupant. L’émotion était tellement intense qu’il fit tomber un gros coquillage.
Les yeux toujours rivés sur le reptile, étirer le cordon à son maximum, puis le couper. Ce geste qu’il avait fait des milliers de fois, fut automatique. Sitôt l’enfant séparé de la mère, il le déposa sur le sol. Dans son champ visuel, le serpent bougea. La tête du réptile était descendue au niveau de la cheville droite. L'immortel se pétrifia au moment où le serpent mordit le talon de la mère. Aussitôt, elle ouvrit les yeux, et plongea son regard dans celui de l’immortel, elle souriait. La révélation de l’identité de la mère, lui fulgura l’esprit. Il reconsidéra le serpent qui le défiait d'approcher. Il était en tout point semblable à celui qu’il avait fait fuir à l’aide du feu. C’était le même serpent, la certitude ne pouvait être faite que d’une seule manière. La mère expira son dernier souffle. Ce fut le déclic, il parvint à reculer sans quitter des yeux le reptile. Il porta l’enfant, et le déposa dans un arbre. Ces gestes étaient automatiques, son intention était clair, tuer le serpent.
Le reptile quitta la mère, et se dirigea vers le premier veilleur. L’immortel le vit passer entre ces jambes. Dès que la tête du serpent dépassa sa cheville, sa main valide l’attrapa d’un geste vif. Le serpent ouvrit la gueule, et se débattit. Chaque coup de queue marquait les jambes, tel des coups de fouet. La violence était telle, que l’immortel s’écroula. Il garda sa prise sur la tête de l’animal, et pressa de plus en plus fort. La queue du serpent s’enroula autour de son cou. De cet appui, le reptile approcha ces crocs de son visage. Il y avait tant de force que l’immortel senti la langue fourchue lui chatouiller le nez. Puis d’un seul coup, le reptile céda à la force du premier, et mordit la cuisse. Sous l’effet de la douleur, les forces du veilleur furent décuplées, et il écrasa la tête contre un rocher. Le reptile ne bougea plus. Dans les méandres de son corps, la paralysie le gagnait. Il eut conscience d’un dernier battement de cœur, et mourut.
Il fut réveillé par les cris du petit humain. Le serpent était toujours autour de son cou. Les yeux du reptile le fixaient. Il se mit difficilement debout, du fait du fardeau sur ces épaules. Il était maintenant certain de ce qu’était le serpent blanc. En même temps, il ne voyait plus l’enfant comme un simple rêveur, c’était le cadeau de la source, celui qui répondrait à un puissant désir. Le bébé était toujours au même endroit, au fur et à mesure que l’immortel, et le serpent s’approchaient, il vagissait de plus en plus fort. Il avait faim. L’immortel partit en quête de nourriture. Non loin de là, une femelle aurochs, et son petit broutaient tranquillement. Lors de son approche, le serpent descendit de ces épaules, et fixa la femelle. Sa main valide sur le pis, il chercha son récipient, normalement accroché à son flanc. Il revint auprès du bébé, qui pleurait encore. Tout en berçant l’enfant contre lui, il ramassa sa coquille. De toute son âme, il demanda à la source de rassurer l'enfant. Ce dernier se calma. Quand il revint auprès de la femelle aurochs, le serpent la fixait toujours, elle n'avait pas bougé. Doucement, il déposa l’enfant dans l’herbe, et extirpa du lait. Le silence n’était perturbé que par le bruit rythmé du lait dans le coquillage. A la fin de l’extraction, l’immortel salua l'animal. Le serpent rampa loin de la bête et de son petit, ils s'en allèrent tranquillement.
Il amena le lait à l’enfant, celui-ci bu goulûment. Les émotions de l’immortel étaient d’une grande intensité. Lui qui n'avait jamais procréé, mais qui avait observé cette phase si délicate du sevrage, se débrouilla tant bien que mal. Et l'enfant grandi.
Quand l’enfant eut deux ans, l’immortel l’amena dans un endroit difficile d’accès. Ils y retrouvèrent l’homme de la septième paire, et sa fille, elle avait maintenant quatre ans. Ils restèrent ensemble pendant huit jours, et sept nuits. Pendant que les adultes parlèrent, les deux enfants, eux, jouaient. Lors de leur jeu, le jeune garçon était toujours accompagné du serpent. Au début la présence du reptile blanc incommodait la jeune fille, ce qui ne l’empêchait pas d’apprendre à son cadet, maintes et maintes choses. Ce qui impressionna le plus le garçon, était le mélange d'eau, et de fruits qu’elle lui avait fait gouter. Il essaya plusieurs fois de reproduire le breuvage, mais encore maladroit ne retrouva pas ce gout unique. Elle lui apprit également à semer. Ensemble, ils semèrent des pépins du fruit utilisé pour faire le breuvage. L’enfant resta plusieurs heures devant leur travail finalisé. La fille lui apprit qu’il fallait un très long moment avant de voir leur semence germer, et donner un arbre. Pour lui expliquer, elle lui montra un rosier. Chaque matin, ils regardaient ensemble les fleurs s’épanouir à la lumière du jour. Elle lui apprit que l’arbre était pareil à cette fleur, sauf que pour l’arbre cela durait très longtemps. Le jeune garçon était fasciné par ces fleurs. Il les trouvait belle. Il voulut en cueillir une, et se piqua. La jeune fille posa sa main sur le doigt ensanglanté. La blessure disparut en quelques minutes.
L’enfant regarda son ainée. Il désigna la rose :
- Bell
Puis ramena son regard sur elle
- Bell Ett… Ta Ett Eph … Ta Bell Ett Eph.
Elle se fendit d’un large sourire.
Ta Iss … Iss Ah.
L’enfant fut troublé par ces paroles. Il reprit son ainé
Ma Eph … Na Iss … Eph Ah
La jeune fille n’insista pas. Ils partirent tous deux se baigner. A l’approche de la rivière, ils firent la course. La jeune fille était bien plus rapide que l’enfant. Elle l’encourageait, le laissait la rejoindre, puis elle accélérait. Ils passèrent, ainsi, en trombe devant les deux adultes, et se jetèrent dans l’eau fraiche.
Le plaisir des enfants était tel, que l’homme de la septième paire proposa à l'immortel de les garder ensemble avec lui. Dans un refus poli, l'immortel acta que c’était le dernier jour de leur visite. Le père de la jeune fille présenta une requête au premier veilleur : donner un nom à son enfant. L’immortel acquiesça. Il prit la fille par la main, et l’amena jusqu’à mi-cuisse dans l’eau de la rivière. Une main sur le front de la fille, il l’immergea complètement. Il lui maintint la tête sous l’eau. Elle se débattit. Le petit garçon réagit aussitôt. Il criait à son père d’arrêter son geste. Le père de la fille ne disait rien, il observait la scène, impassible. Les mouvements de la fille étaient de moins en moins virulents. Du haut de ces deux ans, le garçon se précipita sur l’immortel, et le frappa à son entre-jambe, en lui hurlant que la petite fille avait mal. Le premier veilleur se tordit, et relâcha la pression. La petite fille surgit de l’eau. Elle prit une grande inspiration, regarda tour à tour son père, et l’immortel. Elle se rapprocha du garçon. L’immortel mit les mains en l’air, paumes ouvertes. Les deux enfants étaient prêts à en découdre. Le premier veilleur, s’arrêta à un mètre du couple d’enfants, et prononça un mot : Eteph. Les enfants restèrent coi, jusqu’à ce que le père sorte de son mutisme par un brusque hourrah. La petite fille sursauta, son père s’approcha d’elle :
- Ta Eteph.
La petite fille se toucha le torse :
- Ma Eteph. Eteph. Ma Eteph.
Elle souriait de toutes ces dents. Elle regarda le petit garçon.
- Ma Eteph.
L’immortel clôtura la cérémonie en expliquant qu’il venait de donner son nom. Le petit garçon regarda son géniteur, et se demanda pourquoi lui, on ne lui donnait pas de nom. Ça avait l’air d’être un quelque chose d’important. Il se promit que lui aussi aurait un nom. Sur cette promesse, il oublia la contrariété, il était temps de partir avec son père. Le premier, le serpent, et l’enfant repartirent sur la route.

CH3 - l'éducation (violence):

Prends conscience et accepte ton ego, ton essence, tes rêves
Chapitre III – L’éducation
Pendant leur voyage, l’immortel continua d’élever l’enfant, sans l'aide d'aucun veilleur. L'humain grandit correctement. A l’âge de trois ans, l’enfant ne cessait de provoquer gentiment l’immortel. Il prenait plaisir à désarçonner son père adoptif, de par ses facéties. Notamment avec le coquillage qui faisait office de récipient, sa curiosité était telle, que tous les jours il le chapardait. Reproduire cet élément, et l’emprunter discrètement, étaient devenu un jeu, cela l’occupait quotidiennement.
Un jour que l'immortel était à la chasse, l’enfant alla à la rivière. Entre ses mains, le coquillage. Il le plongea dans l’eau, puis le mit au niveau de ses yeux. Il voulut regarder l’intérieur, l’eau se renversa sur ces jambes. Il recommença plusieurs fois, en essayant de faire couler l’eau le plus longtemps possible. Dans son plaisir du jeu, la totalité du récipient finit sur sa figure. Passé la surprise, il recommença, tant et si bien qu’il finit trempé jusqu’aux os. Une image de son père lui traversa l’esprit. Le garçon préleva de l’eau dans le coquillage, et le ramena à la grotte. La hauteur de la grotte lui rappela que son père était bien plus grand que lui. Pour qu’il en reçoive sur la tête, il fallait qu’il soit plus haut que lui. Un arbre. Il fallait qu’il fasse couler l’eau du haut d’un arbre.
Planté à l’entrée de la grotte, il trouva ce qu’il cherchait. Lors de la montée aux branches son récipient d’eau se renversa. Il repartit à la rivière. Cette fois ci, l’ascension de l’arbre se fit sans problème. Parvenu sur une branche, le garçon attendit. Peu de temps après, son père rentra de sa récolte. Il pénétra dans la grotte, puis ressortir aussitôt. Instinctivement, l’enfant se cacha derrière le tronc. Le garçon entendit son père approcher de l’arbre, et jeta un coup d’œil. Le premier veilleur, accompagné du serpent était juste au niveau du tronc. Le reptile repéra immédiatement l’enfant. Aussitôt, il vida son coquillage. Juste à ce moment, l’immortel avait suivi des yeux le regard du serpent. Lorsqu’il vit la tête de son père, l’enfant ressenti un souffle puissant lui monter des épaules. Le son produit par sa bouche fut tonitruant. L’enfant riait. Tout son corps avait des soubresauts presque douloureux, lui faisant peu à peu perdre son équilibre. Non loin de sa position, quelque chose heurta le tronc de l’arbre. L’effet de surprise fit qu’il tomba de sa branche. Le garçon fit une chute de deux mètres. On entendit un craquement lorsque le corps de l’enfant rencontra le sol. La douleur fut fulgurante, le garçon hurla. Il sentit son père venir à son côté. L’immortel posa ses mains sur sa jambe, une vive douleur, puis la souffrance reflua rapidement. Il regarda sa jambe, puis se mit debout. Son père avait fait disparaître la douleur. Il en eut une infinie reconnaissance. Il resta un bon moment sans prononcer une parole. Perdu dans ces pensées, il cherchait à comprendre ce que son père avait fait, et surtout, si, lui, pouvait faire la même chose. Peut-être que son père allait lui apprendre. Quand vint l’heure du repas, il n’eut presque pas conscience de manger.
Il sortit de sa torpeur quand le crépuscule assombrit la grotte. Il vint se mettre au côté de son père et se blottit dans ces bras. L’immortel resta un moment paralysé, puis enlaça l’enfant. Le serpent entoura les deux êtres. Ils s’endormirent ensemble. Au milieu de la nuit, le feu mourut dans un dernier crépitement.
Quand l’enfant se réveilla le lendemain, son père lui proposa de boire à son coquillage. Il observa un moment le breuvage. Ce n’était pas de l’eau. Le liquide était clair, mais la teinte était différente, entre jaune, et orange. Il fut émerveillé par le gout, cela lui rappelait un souvenir de bien-être. Il gratifia son père en l’enlaçant. A partir de ce jour, son père lui donna une petite portion de ce liquide chaque jour.
Les journées, et les années s’enchaînèrent. L’enfant, l’immortel, et le serpent étaient une famille. Comme un père, le premier enseigna à l’enfant tout ce qu’il connaissait. Il lui apprit à chasser. Il lui apprit ce qui était comestible, de ce qui ne l’était pas. Il apprit les simples. L’enfant buvait chaque parole, chaque geste de son père. Lorsque l’enfant eut huit révolutions, il réussit à ramener sa première proie, avec une immense fierté lorsqu’il la présenta à son père. Ce dernier hocha la tête.
Le lendemain, il demanda à l’enfant de creuser un trou avec ses mains. Le travail devait permettre à l’enfant de passer sous terre. L’immortel amena l’enfant près d’un rivage. Le jeune humain regarda autour de lui, et s’éloigna de l’immortel. Ce dernier le suivi jusqu’à une plage de sable. L’enfant creusa avec facilité, et réussit au bout de deux heures à faire deux trous, l’un à côté de l’autre. Le garçon montra à son père qu’il pouvait se tenir debout dans son trou, seule sa tête dépassait. Son père le regardait. Tout sourire, l’enfant s’accroupi, et se déplaça en rampant dans le trou attenant. Quand il sortit la tête, il était au comble du bonheur, celui d’avoir réussi ce que son père lui demandait. L’immortel secoua négativement la tête. Le serpent descendit des épaules du premier veilleur, avant que celui-ci regagne le campement. Le reptile se rapprocha du trou, et glissa dedans. Il rejoignit l’enfant. Le garçon, dont le sourire avait complètement disparu, le porta sur ces épaules. Sur le chemin du campement, tout n’était que perpléxité. Qu’avait-il fait de mal pour que son père ne le félicite pas ? Il ne comprenait pas.
Le lendemain, l’immortel décida d’abandonner leur emplacement. Ils marchèrent plusieurs jours à l’intérieur des terres. Ils s’installèrent à coté d’une forêt. L’immortel redemanda à l’enfant de creuser un trou. Le garçon observa les alentours, et se dirigea vers un ruisseau qui coulait non loin de là. Le petit humain demanda le coquillage, son père refusa. L’enfant mit ces mains en coupe, et récupéra un peu d’eau. Il parvint à arroser un peu de terre, puis creusa. Il fit ainsi dès que la terre devenait trop dure pour ces doigts. Il reproduit presque à l’identique deux trous, rejoint l’un et l’autre par un tunnel étroit. Quand il sortit du deuxième trou, il guetta l’approbation de son père. L’immortel secoua négativement la tête. Encore une fois le serpent rejoignit l’enfant dans le trou. L’enfant ne souriait pas, il ne comprenait toujours pas pourquoi son père ne le félicitait pas.
Ensemble, ils s'enfoncèrent un peu plus dans les terres. Ils parvinrent dans une prairie bordant des montagnes. Ils s'installèrent sous un promontoire rocheux, l'immortel fit du feu. Il réitéra la meme requête que précédemment. Cette fois-ci, l'enfant refusa. Son père sembla acter le refus. Il s’approcha de l’enfant. Il se mit accroupi, et commença à creuser. L'enfant observa. Le premier ne semblait pas vraiment creuser, à chaque pelletée, la terre semblait venir dans ses mains. Intrigué, il se rapprocha du trou. Il mit ses mains dans la terre, et se coupa sur un caillou. La plaie saignait abondamment, son père resta immobile. Sous l’effet de la douleur, l’enfant ne put contenir quelques larmes. Il supplia son père de le guérir. Ce dernier n'en fit rien, et lui indiqua le trou pour qu'il continue. Le jeune humain était en rage. A quoi servait tout ça ? Que voulait son père, à part le faire souffrir ? Il regarda aux alentours, et se dirigea devant un rocher. Il le frappa de ses poings, à chaque coup, il hurlait de rage et de douleur. Dans sa transe, l’enfant ne sentit pas l'immortel approcher. Dès qu’il eut conscience de cette présence, il frappa le rocher de plus belle. Et celui-ci se fendit. Le jeune humain s'arrêta. Il se mit à genoux. Ses mains étaient brisées. L'immortel se mit à côté de lui, et posa ses mains sur ceux de l'enfant. La douleur disparue instantanément. L'enfant vit la fierté de son père sur son visage. Le jeune humain venait de passer l'épreuve de la terre. Le garçon ne voyait pas cela ainsi. Il avait fait quelque chose qui avait rendu son père fier de lui. Il s'était brisé les mains, et son père en avait été heureux. Au fond de lui, il se disait que pour apprendre à se guérir, il fallait en passer par là. C’était nettement moins facile que la chasse, et la cueillette.
Les années passèrent, l’enfant devint un jeune homme de quinze révolutions. L’humain devenait de plus en plus aguerri dans l’art de la chasse, et de la cueillette. L’immortel ne l’accompagnait plus, il passait le plus clair de son temps assit, avec le serpent pour compagne. Dés qu’il établissait un campement, le jeune humain avait pour mission de ramener la nourriture. Il appréciait ces moments de solitude, et d’action. Souvent pendant sa quête, il prenait une pause sur un arbre, ou un rocher, et contemplait l’horizon. Il essayait de faire comme son père, lorsque celui-ci restait, de longues heures, assit.
Dans ces contemplations, il ressentait des vagues de bien-être. L’une d’elles fut plus forte que les autres. C’était au crépuscule. Face à la mer, son regard était perdu sur les feux du soleil, qui jouaient d’éclats sur l’étendue d’eau. Il était hypnotisé. Il resta ainsi plusieurs heures, il en oublia la chasse. Il sortit de sa rêverie, lorsque plusieurs oiseaux se posèrent sur la mer. Il remarqua, alors, que l’astre du jour était dans le couchant. Le ciel se fit lumineux, puis jaune, puis rouge, et enfin noir. Le dégradé des couleurs étaient si beau, que le garçon resta pétrifié. Il perdit conscience de son existence. Il n’existait que pour voir ce coucher de soleil. Les oiseaux s’envolèrent. Il reprit conscience de lui-même. L’émotion était telle, qu’il se mit à trembler. Il n’avait pas froid. Il ne comprenait pas.
Il revint au camp bredouille. Son père l’attendait près du feu. Il souriait. Pendant l’absence du jeune humain, l’immortel avait ramassé de quoi se sustenter. Tout en mangeant, l’enfant raconta à son père ce qu’il avait vécu. Il fut heureux de voir que son père l’écoutait avec attention, et surtout son récit semblait le rendre heureux.
Le lendemain, son père le conduisit à une baie. Il lui demanda de traverser à la nage une distance de près de trois kilomètres, et cela, avec lui. Le serpent se trouva un coin d’ombre, et somnola. Le jeune homme, et l’immortel pénétrèrent dans l’eau. L’adolescent partit très vite, distançant facilement le premier, celui-ci le rattrapa à la moitié du chemin. Non pas, qu’il était plus rapide, mais parce que l’humain se fatiguait. De plus en plus, à la place de respirer, il avalait de l’eau. L’immortel resta à sa hauteur. Il lui demanda de se laisser porter par l’eau. Son père se mit sur le dos, et se laissa flotter au grès des courants. L’humain imita son père, se mit en planche, et se calma. Il se laissa bercer par les ondulations de l’eau. Peu à peu, la respiration de l’humain devint plus régulière. Il reprit la nage. Cette fois-ci, il y alla plus calmement. Il calqua son allure sur celle de son père. Il lui sourit, pour le remercier de ces conseils.
Tout à coup, sous le jeune homme, l’eau se fit plus sombre. Son père s’arrêta aussitôt de nager, et lui conseilla de limiter ces mouvements au minimum, de reprendre la position de planche. Quelque chose de froid et solide effleura le pied du garçon. Il sentit la panique monter, il regarda son père. Il y vit une émotion qu’il n’avait jamais vue. La peur. Son père s’éloigna. Voyant ça, il paniqua, il supplia son père du regard. Il s’éloignait toujours. Son père s’arrêta de nager quand il fut à dix mètres de l’humain, et se mit à battre l’eau de ces mains. L’ombre s’éloigna du jeune homme. Il croisa le regard de son père, qui lui fit signe d’attendre. L’immortel scrutait les eaux, il fit de même. Ils se figèrent tous deux, quand ils aperçurent un aileron noir, à une cinquantaine de mètres. L’immortel fit signe à son fils de faire demi-tour. Ils nagèrent vers le rivage, en jetant des petits coups d’œil en arrière. L’aileron toujours visible faisant des aller-retours. Tout à coup, un mégalodon jailli non loin de son père. Quand la bête retomba dans l’eau, une vague engloutit l’immortel. Son père avait disparu de son champ de vision. L’aileron qui était si loin, passa juste devant lui. Puis plongea. Le jeune humain était en panique totale. Son père ressurgi de l’eau en lui criant de partir. Le premier mégalodon submergea l’immortel, qui disparut une nouvelle fois. Au même moment, le deuxième mégalodon surgit de dessous le graçon et il fut porté sur quelques mètres. Sa tête heurta un rocher à fleur d’eau, il perdit connaissance.
Quand il ouvrit les yeux, il était sur la plage. Sur son torse, il avait un poids désagréable qui l’empêchait de respirer normalement. Il leva la tête, et vit le serpent de son père. Aussitôt il se leva, le reptile tomba, laissant échapper un sifflement. L’humain n’en tint pas compte. Il regardait aux alentours. Il trouva. Son père était étendu non loin. Il courut jusqu’à lui. L’immortel ne bougeait pas. L’enfant s’approcha. Quelque chose n’allait pas. Le torse de son père était figé. Une nouvelle fois la panique montait en lui. Il tapa le ventre de son père. Toujours pas de mouvement. Il cria
- ra, ra, iss, ra, iss
A chaque cri, il frappait son père au ventre. Au bout d’un moment il arrêta ces coups. Il mit la tête contre le torse de son père, et pleura. Il ne vit pas le serpent s’approcher. Celui-ci rampa sur la tête de l’immortel. L’enfant dans sa complainte, n’avait pas conscience de l’animal. Il ne cessa de dire qu’il était désormais seul :
- Ma … ma … soul … Ma Soul
Le serpent s’enroula sur lui-même, et siffla au visage de l’immortel. Ce dernier cracha de l’eau, beaucoup d’eau. Le serpent continuait de siffler. La main valide de l’immortel vint se mettre sur le visage de son fils, qui finit sa complainte dans un dernier mot :
- Massoul
Son père haussa légèrement la tête :
- Ma Massoul. Ta … Iss…
Son père reprit son souffle
- Ta Issa, ma Massoul
Le jeune humain était heureux. Heureux de voir son père vivant. Et comble de joie, il avait reçut son nom
- Ta Massoul, ma Issa.
Il enlaça son père, il le serra contre son torse. Il pleurait. Massoul entoura également son fils de ces bras. Ils avaient réussi l’épreuve de l’eau.
Issa se releva. Il était épuisé. Il aida son père à se mettre debout. Il jeta un regard vers son père, puis vers l’horizon. Il se fit la promesse de ne plus jamais revivre ceci. La souffrance était trop grande Il repartit vers le camp sans un mot. Il s’allongea près du feu et s’endormit.

CH4 - la rupture (violence) - objectif 03/03/2017
CH5 - la rencontre (sexe) - objectif
CH6 - le camp  - objectif
CH7 - la blessure (violence) - objectif
CH8 - l'orgueil (violence) - objectif
CH9 - Tennah - objectif
CH10 - la mémoire - objectif
CH11 - l'illusion (sexe, violence) - objectif


objectif fin de la partie 1 pour le 17/03/2017 (parce que c'est ma fete Smile ) quand se sera fini.


appendice 1 - le langage
appendice 2 - les personnages


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Serely le Sam 2 Juil - 16:29

Non, tu ne l'écris pas avec nous, mais par contre, tu le retravailles et tu t'améliores grâce aux déclics qu'une remarque peut provoquer. Nuance ^^

Sinon je trouve que parfois, c'est un peu décousu. Le point de vue de qui est adopté, le sujet d'un paragraphe, etc. Par exemple :

Le temps prit une pause. La vie se figea dans des glaces presque éternelles. Les êtres violents survécurent, grâce à leur faculté d'adaptation. Supérieure aux autres espèces dans leur réponse, car là où une espèce trouvait une solution, ils en trouvaient des milliers. Car au fond d'elle-même, son instinct de survie était plus fort que tout. Pour mille solutions qui entrainaient la mort, mille autres faisait qu'un petit nombre survivait. Ils se multiplièrent. Ils n'avaient rien d'exceptionnel, ils étaient justes capables de tout.

Tu parles des "êtres violents" -> Ca suppose une multitude d'individus qui ne sont pas nécessairement reliés aux autres.
Puis tu évoques une "espèce" en parlant d'ex mais en parle toujours au pluriel, puis re au singulier en tant qu'espèce.
Donc ça nécessite un parti pris pour éviter une incohérence, soit on parle d'un espèce et on les évoque en tant que tel, soit on parle d'une multitude d'individus non reliés aux autres. Déjà les sujets des phrases seront plus clairs, on passera pas du pluriel au singulier sans prévenir. Et ensuite, ça permettra de mieux véhiculer le concept que tu as en tête.

Après je sais pas, comme c'est laconique ça a un côté agréable à lire, et de l'autre j'ai un peu peur qu'on passe à côté de ce que tu cherches à exprimer, des concepts que tu développes. C'est un peu frustrant cette impression qu'il manque une information. Mais ça, c'est moi ^^"

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Miss-Entropie le Sam 2 Juil - 17:41

Petit ajout à l'avis de Serely, notamment sur "être violent".

Tu parles de la création d'un point de vu mythologique, avec une abondance de symbolismes.
Au début, on a des individus disparates qui finissent par former une espèce, leur lien est dans le fait qu'ils soient violent, pas un lien génétique, géographiques, mais un lien de comportement qui est la violence. C'est un symbole intéressant à coté du quel on passe complètement à coté à cause de l’imprécision singulier/pluriel, individu/groupe/sur-groupe. Ce qui est, à mon sens, assez dommage, du coup.

Je trouve le texte intéressant, sinon. ^^

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Lun 4 Juil - 10:00

Merci Serely, et Miss-Entropie,

Journal de bord - 04/07/2016:



Après je sais pas, comme c'est laconique ça a un côté agréable à lire, et de l'autre j'ai un peu peur qu'on passe à côté de ce que tu cherches à exprimer, des concepts que tu développes. C'est un peu frustrant cette impression qu'il manque une information.
Ca m'a travaillé tout le week-end.
Je pense avoir trouvé, il manque le symbole de la cote, et de l'image.
Je vous jettes l'idée :
L'immortel trouve un enfant male et l'éduque.
Il espère avoir trouvé son égal.
Le male ne nomme pas le feu, car il le considère comme un outil.
L'immortel abandonne le male, et continue de l'observer.
Un jour, le male sauve une femelle de la noyade.
Pendant se sauvetage il se fait enfoncer la cage thoracique. Et se casse une cote.
Le male sort la femelle du courant, et s'écroule inconscient.
Le male s'éveille, la femelle l'embrasse et le nomme "Adam" (merci)
Le male est subjugué par la femelle est la nomme "Lilith" (De rien)
L'immortel intervient, et guéri Adam par imposition des mains.
Il decide de les isoler, car il ont créé un lien similaire à la source, mais entre eux.

Je vais également travailler la cohérence de la transition animal - humain


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Miss-Entropie le Lun 4 Juil - 13:22

Je vois, c'est un ajout intéressant. Mais j'ai un brin l'impression que tu essayes de réécrire la bible, ou du moins la Genèse.
Pourquoi ? Quel est ton but ? Que veux tu y apporter ? Ajouter ? Enlever ?

Sinon c'est pas mal de se poser des deadlines, ça peut motiver. ^^

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Lun 4 Juil - 14:00


Je vois, c'est un ajout intéressant. Mais j'ai un brin l'impression que tu essayes de réécrire la bible, ou du moins la Genèse.
Pourquoi ? Quel est ton but ? Que veux tu y apporter ? Ajouter ? Enlever ?
je n'ai pas l'ambition de réécrire la bible (je ne l'ai pas lu entierement)
Par contre, pour les quelques passages que j'ai lu, il y a des trucs que je trouve pas cohérent. Et du coup, ça m'a toujours titillé sans pouvoir trouver de réponse.

j'en mets 2 :
- Pourquoi avoir placé un arbre au milieu du jardin, et dire il est interdit d'y toucher ... nan mais sans déconner, tu mets un gros bouton rouge entre les mains de n'importe quel humain, en lui disant surtout t'appuie pas, ben je crois qu'on appuie tous. Juste par principe. Si tu veux pas que j'appuie, tu me le donne pas, ou alors t'explique pourquoi il ne faut pas appuyer.
- Adam et Eve sont les premiers humains, bon ok, mais alors ils viennent tous les autres clampins d'à coté (ceux qui recoivent l'enseignement de Cain et Abel). Ou alors ils s'accouplent avec Eve ... mouais bof. J'ai donc toujours eu l'idée qu'Eve et Adam n'était pas les premiers humains, mais plutôt 2 êtres parmi tant d'autres.

Et puis, quand j'ai écrit les émotions du pion j'ai utilisé certains des archétypes de la bible (Eve, Cain, Abel, le serpent, ... ), non pas pour écrire, mais pour structurer mon introspection. Et ça a marché.

Et quand je faisais ça, j'ai pris beaucoup de plaisir à faire vivre ces personnages mythiques. J'aime quand j'arrive à trouver un truc qui rend le mythe réel.

Donc mon but est surtout de me faire plaisir.

Il y a un d'autre mythe que j'aime bien : L'apocalypse (Dans mon imagination Saint Jean a vu X-Men Apocalypse, sauf qu'il a pas compris que c'était un film), Le grand monarque, Boudha, ...

Une source d'inspiration : De bon présage de Terry Pratchett et Neil Gaiman (toutou le molosse des enfers, ça, ça m'éclate)
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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Miss-Entropie le Lun 4 Juil - 14:05

Je vois l'idée, ça fait sens effectivement.
Auquel cas, il faut, comme Serely te l'as conseillé, accentuer la transition humain pré-adam et eve et après ces deux là. Accentuer en quoi ce couple et leurs descendants sont différents du reste, en quoi ils ont créé - ou aidé à créer - l'humanité telle qu'on la connait.

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Mer 6 Juil - 8:56

Merci pour vos retours,

EDIt le 16/01/2017 : réorganisation du topic.


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Mer 20 Juil - 14:09

Complétement à la bourre sur mon planning.

EDIT le 16/01/2017 - topic journal de bord
journal de bord - 20072016:

Bon, je retire le chapitre 2. Je rencontre deux difficultés :
- les redondances
- j'ai trouvé la transition vers le jardin. J'ai commencé à l'écrire,  ça tenait en trois phrases. Et à chaque fois que j'ai essayé d'écrire la suite, je bloquais. J'ai développé. J'en suis 7500 mots.
Du coup je fais deux chapitres.

structure du chapitre 2
- transition
- naissance d'Issa
- education d'Issa (épreuves)
- rencontre Eteph
- voyage vers le jardin
- arrivée aux portes du jardin

je partagerais quand j'aurais finalisé et corrigé le chapitre.

Pour le forum :
Ce chapitre comporte des scènes de sexe, j'aime bien écrire ces scènes, par contre je ne sais pas comment les partager.
Avez vous des trucs qui permettent d'éviter les redondances ?

Comme j'écris en fractionné, à chaque fois que je reprends je suis obligé de repréciser de qui je parle. Quand il n'y a que deux persos, ça le fait, par contre là il y a pas mal de monde.

j'ai peur de m'etre mis trop de contraintes :
- pas de dialogue (je ne connais pas leurs langues)
- uniquement les intentions d'Issa, et les émotions visibles des autres.
j'ai trouvé une idée pour la transition vers le jardin. Si ça marche ...
journal de bord 21092016:


quel galère ce chapitre 2. Neutral

première partie - épreuve Issa - ça va
deuxième partie - rencontre Eteph - ça va, surprit par les transitions Smile
troisième partie - voyage - facile, plaisant, amusant
quatrième partie - fin du voyage - compliqué, chapitre 2 devient chapitre 2 et 3
redaction des rituels
plan d'ensemble, chaque rituel a été difficle à écrire (9,8,7,6) reste 3 rituels : épuisement 5 , prière 4 , baptème 3.
A chaque rituel envie de finir tout de suite. épuisement après 20 lignes. du coup c'est baclé, mais le fil conducteur est là.

Cette semaine j'avais pour projet de finir au moins le 5 (épuisement).
j'ai écrit 2 lignes lundi
j'ai modifié un truc dans le rituel 9, j'ai retenté d'écrire les 2 lignes ... frustration

et aujourd'hui, un déclic. j'ai travaillé sur la transition 6 5, en marchant.
je suis revenu, et j'ai écrit une trentaine de ligne. au fur et à mesure de l'écriture j'ai eu une belle émotion. j'ai ressenti le plaisir du personnage ... Suspect, je sais bien que ce n'est qu'un perso, mais l'émotion était vraiment sympa.

C'est pour cette sensation que j'aime bien écrire. Very Happy

Pour le reste je vais faire pareil
marche - ordonnancement
retour de marche écriture

bon du coup, j'ai un gros de travail de correction, et de fluidité à faire sur ce chapitre.

nouvel objectif : finir le chapitre 2 mi octobre (corrections comprises)


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Mer 21 Sep - 15:27

.


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Jeu 22 Sep - 22:42

Bien joué l'utilisation des deadlines Henri !

Bon courage et amuse toi bien, je lis "les émotions du pion" petit à petit.

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Mer 5 Oct - 17:24

Merci Mélos, Very Happy



journal de bord 05102016:

Quelques nouvelles, j'ai terminé mon chapitre 2, il devient 7 chapitres
J'espère pouvoir publier un chapitre par semaine (j'ai 26 chapitres, 2 appendices)
le premier appendice sera un lexique

Je me donne comme objectif : 1 partage de chapitre par semaine.

EDIT :
L'histoire de l'histoire
Cette histoire, c'est celle d'Adam et Eve, revisitée.
C'est ma façon de voir, elle est construite à partir de vécu et d'imagination.
Au fond de moi, j'ai toujours espéré que quelqu'un s'en inspire pour écrire dans les régles de l'art. Force est de constater que je n'ai pas trouvé cette personne.
Ma façon d'écrire est bordélique, laconique, peu cohérente. Et pourtant, cette hsitoire je la lis, et relis dans ma tete. Je la trouve magnifique, j'aimerais tellement réussir à la traduire en mot

Ci-après l'histoire que je veux écrire :
C'est l'histoire de deux etres qui sont nés veilleur. Ils sont les deux parties d'une ame. L'un a le pouvoir de se guerrir/tuer lui-meme, l'autre le pouvoir de guerrir/tuer autrui.
L'un sera élevé par l'immortel, celui qui a le pouvoir de prendre conscience/oublier de lui-meme.
L'autre élevée par la septième paire. La mère a le pouvoir de faire aimer/hair la matière, l'homme d'aimer/hair la matière.
La première partie raconte comment l'ame s'est intégré dans la matière. Comment elle s'est déchirée. Comment elle a déchiré les veilleurs, eux memes. Comment elle a déchiré dieu.
La deuxième partie raconte comment l'ame a été guerri.
La dernière partie raconte l'histoire de la réconciliation, de l'ame, des veilleurs, de dieu.

Aujourd'hui, je m'aperçois que je veux la finir, pour la finir, pour qu'elle cesse d'etre.

journal de bord - 12102016:

Une difficulté dans la correction, une transition qui ne marche pas, en cours de résolution

Comment lui vient l’idée de mettre de la cire pour faire l’étanchéité ? --> c'est son père qui lui à enseigné
Une ruche tombe sur lui
Abeille le pique , il s’enfuit
Qu’est ce que font les abeilles lorsque la ruche s’écrase ?
Miel contenu dans les alvéoles
Cire fond au soleil ?

pourquoi il fait le mélange de fruit - son père fait ainsi pour donner du gout à l'eau

Il se dit qu’il fallait qu’il sache comment reconnaitre ce qui était comestible, découvrir d’autres sources de nourriture, comme le miel – il fait gouté le miel à son père celui-ci ne connaissait pas]
Levure sur peau des fruits mélangé à du miel --> alcool ?
trop compliqué]

Le passage sur l'alcool, pourquoi il est important pour moi --> Issa cherche (inconsciemment) à rendre son père dépendant de lui, tout en voulant etre indépendant (contradiction).

Début de solution : son père lui donne tous les jours une boisson à base de fruit (origine la première rencontre Eteph Issa), pour l'imperméabilisation, c'est également son père qui lui donne le truc avec la cire.
Tout ce que fait Issa n'a qu'une seule origine, faire en sorte que tout ce que lui donne son père, il puisse se le donner lui-meme.

par contre l'alcool reste une découverte fortuite d'Issa.

EDIT : je met en pause ce roman (prise de recul par rapport à ce que j'ai déjà écrit)

Bon j'ai repris

journal de bord - 06012017:

Pour ce chapitre, j'ai une difficulté : réussir à décrire le lieu que j'imagine.

le lieu:



ensuite la caverne avec les puits de lumières (il y en a deux)





pour la vallée, je vais prendre le stangalard



pour ce chapitre, j'ai à peu près le scénario
- deuxième paire - la communion (comment se nourrir, comment est organisé le jardin, fonctionnement des clans, qui fait quoi)
- première paire - la connexion (la dérive - pacific rim)
Eteph et Issa arrivent à se connecter, par contre ils prennent peur tout deux de perdre leur unicité. chacun trouve un moyen pour masquer son ressenti à l'autre.
Ils l'apprennent aux veilleurs. Eteph apprend au femme de l'ombre, Issa aux hommes de l'ombre.
peu peu les paires se dissolvent, genre il y a une perturbation dans la force.
L'immortel finit par comprendre ce qu'il se passe, et réuni Issa et Eteph auprès d'un pommier qu'ils ont planté ensemble
et là tous les ressentis cachés ressortent d'un coup
Issa et Eteph se battent
Issa blesse Eteph en la frappant au ventre
Eteph blesse Issa en le frappant dans les couilles
l'immortel guéri le foetus, ainsi qu'Eteph
L'immortel chasse Issa du jardin

là c'est plus flou, je verrais quand j'y serai.

J'espère pouvoir finaliser la première partie pour fin janvier (chapitre 1 à 10).


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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Mer 12 Oct - 16:32

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Ven 6 Jan - 12:04

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Dim 8 Jan - 12:00

Je le dis à chaque fois mais là c'est vrai (parole d'istj Laughing ) !
Je reprendrai la lecture d'émotion du pion jeudi (Chapitre 4 il me semble, j'aurai fini mes partiels) et je t'en parlerai vendredi Smile

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Jeu 12 Jan - 10:27

Merci Mélos, tes paroles me font du bien, ça me donne de l'énergie. Very Happy


Mardi, j'ai fait un grand pas, j'ai réussi à définir la motivation de la bohémienne/Eteph.

A savoir, lorsqu'Issa et Eteph, ainsi que la moitié des veilleurs, vont se faire jeter du jardin, en fait il n'y a que Issa qui est mis dehors, tous les autres accompagnent Issa, ils le font de leur propre volonté.

Ensuite, il va se passer un truc grave dans le chapitre 10, Issa va faire quelquechose (c'est lié au meutre d'Abel) qui fera qu'Eteph le maudira. Issa deviendra le seul veilleur qui oublie sa précédente incarnation.
EDIT : aujourd'hui j'ai vu passenger :
suite au meurtre d'Abel par Cain (pas encore trouvé les noms, mais je sais pourquoi il tue son frere)
Issa va se séparer d'Eteph. Il ne peut venger son propre fils. Il est rongé par la culpabilité. A chaque fois qu'il voit Eteph Il ne pense qu'à sa culpabilité.
Il en parle à personne de son état d'esprit, il finit par ce suicider.
Et dans mon imagination le fait de se tuer soi-meme, tue également l'ame.
L'ame d'Issa n'est plus à la fin de la première partie.
du fait de la connexion des ames avec Eteph, elle perds également une partie de son ame. Elle a vécu avec cette blessure pendant des milliers d'année. A chaque incarnation, a chaque éveil, la mort d'Issa.

Spoiler:

je vous conseille d'aller voir the passengers, il y a des séquences vraiment magnifiques(en image et en émotion). L'actrice est superbe. l'idée de la piscine ... top.


Ca c'est la partie 1.

Henri est l'ame dIssa qui s'est reconstruite.

dans la partie 2, la bohémienne(l'incarnation d'Eteph ) va appeler l'incarnation d'Issa (Henri), car elle lui a pardonné. Elle a peur de le revoir, elle a peur qu'il boulverse sa vie, qu'il détruise sa vie une nouvelle fois. C'est pour ça qu'elle est distante avec lui.


Avec l'aide des veilleurs et de Massoul(pas encore tranché qui c'est, un ami, son mari), elle va tester Henri/Issa.
Je vais également rajouter un événement dans le chapitre 11 (début de la partie 2): ça se passera dans un métro ou un bus, Henri croisera une femme avec des lunettes, et un chale, ils n'échangeront aucune parole. Par contre Henri s'en souviendra, alors qu'il s'agit d'un fait complétement anodin. En fait, il s'agit d'Eteph/la bohémienne.

Pas encore trouvé comment je vais placer cet événement, mais il y sera.

Ca finira sur  le premier battement de coeur d'un foetus (expansion, contraction), avec le dernier battement de coeur d'Henri. Désolé pour le spoil, mais fallait que je l'écrive et que je le partage, au cas où lorsque j'arrive à la fin je me défile sur la mort d'Henri.

Pour tout dire, je me sers d'une artiste pour définir ce qu'est Eteph/la bohémienne, je me suis souvent posé la question suivante :
- ce que je fais est il bien ou mal ?
- écrire me fait du bien, je m'inspire de cette femme.
Elle a provoqué un truc en moi que je n'ai pas réussi à comprendre, j'ai du revoir toute ma réalité pour inclure cet événement --> les émotions du pion.
Désormais, j'ai arbitré cette femme est ma muse, l'image de mon anima dans la réalité. Grace à elle, mon anima est devenue une réalité. Elle n'est pas mon anima, elle est la personne sur laquelle je projete mon anima --> les émotions du roi.
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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Ven 13 Jan - 13:35

J'ai lu du chapitre 1 à 3 et franchement j'ai adoré ! Very Happy

Je suis cependant un peu perdu, il y a tout plein de modifications je ne sais pas ou mettre la tête ^^. J'ai lu les chapitre 1/2/3 de ton posts datant du Mer 5 Oct - 17:24. Est-ce les dernière mise à jour ? Je te propose de copier les dernières mise à jours sur le premier posts du topic comme ça on sait ou lire. Smile

J'ai quelques question par rapport aux personnages et de l'intrigue :
SPOILER - Chapitre 2:

Le serpent passe d'agressif à accommodant, je n'ai pas vraiment compris pourquoi ? Ce serpent à tuer la mère de l'enfant à ce que je saches non ? :I

Et aussi cette partie : [Extrait; Émotion du Roi - Chapitre II] : "La tête du serpent était au niveau de la gorge. L'immortel se pétrifia à nouveau, et le serpent mordit. L'immortel assista à l'agonie de la mère sans pouvoir faire un seul geste. Elle mourut au moment où l'immortel bougea. Le serpent fixait l'immortel, le défiant d'approcher. Une nouvelle fois le premier veilleur absorba sa peur, Il recula, prit l’enfant et le déposa dans un arbre. Il pria la source que le serpent n’est pas déjà mordu la mère avant qu’il arrive. " J'ai trouvé cette partie incohérente car la mère avait déjà été tué à ce moment là de ce que j'avais eu à comprendre.

...

Après re re relecture, j'ai réussis à comprendre. l'expression du mot "bouger" était selon moi trop légère pour dire qu'il s'était en allé et pour sous-entendre qu'il n'aurait donc pas pût voir la femme mourir. Je dirai que cette euphémisme marche bien à l'oral mais moins à l'écrite, penses y Smile ("bouge","marche", pas mal mon jeux de mots ?

Non en fait j'estime que cela reviens vraiment d'une erreur de formulation de ta part ! Laughing
Que voulez tu dire dans cette scène ?

Qu'est ce qui t'as fait commencer l'écriture en particulier ? La lecture biblique ?

Pour ce qui est de la technique, je te conseillerai d'essayer de placer moins de "il". Tu peux les remplacer en tournant ta phrase différemment de temps en temps. (Même si je sais que ce n'est pas simple). Regarde un peu dans les romans - si t'en a un en main - comment les auteurs font pour éviter le surplus de "il".

Voilà, voilà ! J'ai tenu à ne pas tout lire tout de suite afin d'en garder pour plus tard Smile
En tout cas sache que je continuai la lecture très bientôt et que ça me plaît bien.

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Ven 13 Jan - 20:34

Je vais faire un topic clair, je m'embrouille moi-meme dans ce que j'ai mis à jour, ou pas.

Je crois que je commence à comprendre comment j'écris. Comme j'ai la finalité en tete, j'essaye d'y arriver le plus vite possible, mais je bloque dès que je n'arrive pas à formuler exactement ce que je veux. la raison est que j'aimerais faire un premier jet parfait, et du coup ne plus avoir à y revenir. Hors ça marche pas, c'est ça ma frustration.

Je m'en suis rendu compte aujourd'hui en écrivant le chapitre 9.

Pour travailler la dessus je vais essayer cette méthode :
- écrire à la volée, suivre le fil de ce que j'écris, passer outre les blocages. (puisque je sais qu'il reviendrons lorsque je relirai.
- puis relire, améliorer les transitions, les descriptions, les actions, les dialogues.
- faire ça autant de fois qu'il le faut, jusqu'à ce que je m'auto valide
- faire les corrections
- partager

je vais l'appliquer sur la partie 1 de mon roman, ... après avoir ranger le bordel de ce topic Sad

Merci pour ton conseil, je vais relire Pierre Bordage et Mathieu Gaborit, ce sont deux auteurs qui ont style efficace, et facile à lire.

Qu'est qui m'a fait commencé à écrire ... bonne question

En fait étant jeune j'écrivais déjà, j'ai oublié cette envie pendant longtemps.
Après il y a eut une association d'évenements qui a fait que j'ai retrouvé ce gout d'écrire.
- Une formation qui m'a confronté à moi-meme, c'était tellement intense, douloureux, et bordélique, que j'ai formalisé ce que je ressentais,  mes souvenirs, tout ce qui me venais (ça a duré 2 ans)
- une mort qui m'a boulversé, j'ai été mis en confrontation avec mon incapacité à communiquer sur mon ressenti. (c'est dans le chapitre 4 des émotions du pion)
- Ensuite j'ai eut l'idée d'en faire un roman,j'avais le début et la fin, j'ai essayé, j'ai pas réussi.
Et en 2014 il y a eut un évenement qui a tout chamboulé
- en entendant une voix, celle d'Indila, j'ai réussi à exprimer un ressenti. J'ai essayé de comprendre ce qui m'étais arrivé.

- puis après tout c'est enchainé, un concours d'écriture où j'ai été fier de ce que j'avais sorti. des événements non conventionnel (c'est dans le chapitre 5)
- j'ai voulu remercier Indila en écrivant une lettre, j'ai pas envoyé, j'ai eu peur qu'elle me voit comme un malade mental genre Jessica de Black M.

- et puis Hestia, son humilité m'a bien touché.
- du coup j'ai repris la lettre, j'ai enlevé le nom d'Indila, les émotions du pion était né.
- Sylphira,Stuff, et Greenbat85 m'ont aidé à formaliser, et  à vaincre mes peurs.
- un petit plus pour Sylphira qui lors d'un délire sur le jardin d'eden, m'a donné le fil conducteur des émotions du roi. (un peu comme Hestia qui m'a donné l'impulsion sur les émotions du pion)
- et puis au chapitre 8 des émotions du pion, j'ai trouvé toute la structure de mon roman que je n'arrivais à écrire.

Voilà, voilà, ...


Je te dois combien ... j'suis le cul sur ce que je viens d'écrire, aucune peur, rien, juste une envie de parler ...

Merci Mélos, merci beaucoup.

Et toi, qu'est qui t'as fait commencé à écrire ?
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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Sam 14 Jan - 10:38

Obtearon a écrit:
Je crois que je commence à comprendre comment j'écris. Comme j'ai la finalité en tete, j'essaye d'y arriver le plus vite possible, mais je bloque dès que je n'arrive pas à formuler exactement ce que je veux. la raison est que j'aimerais faire un premier jet parfait, et du coup ne plus avoir à y revenir. Hors ça marche pas, c'est ça ma frustration.

Je vois. Peut-être devrais-tu découper ton histoire en plusieurs mini-histoires afin d'atteindre/d'aborder rapidement le thème que tu as envie d'aborder ?

Obtearon a écrit:
Pour travailler la dessus je vais essayer cette méthode :
- écrire à la volée, suivre le fil de ce que j'écris, passer outre les blocages. (puisque je sais qu'il reviendrons lorsque je relirai.
- puis relire, améliorer les transitions, les descriptions, les actions, les dialogues.
- faire ça autant de fois qu'il le faut, jusqu'à ce que je m'auto valide
- faire les corrections
- partager

Bonne méthode aussi Smile
Laisser couler d'abord à la volée te permet d'apprécier et de plus jouir (au sens transitif ^^) de l'écriture.
Ensuite la relecture et la correction te permettra d'être plus pragmatique, rationnel et aussi de mettre l'oeuvre à une forme adaptée à la lecture publique. Après, il est vrai qu'il est tentant de partager tout de suite ses nouvelles idées, surtout lorsque l'on pense avoir atteint notre quintessence créative (ce qui arrive souvent-souvent, en tout cas pour moi  Laughing ).


Très poétique ton histoire avec l'écriture, bravo pour cette persévérance vis-à-vis des aléas de la vie.

Obtearon a écrit: Et toi, qu'est qui t'as fait commencé à écrire ?

Je crains que mon histoire avec l'écriture ne soit pas aussi dramatique, mais ça en vaut la chandelle, allez, je vais raconter ça Smile

En fait, ça à commencé petit. Très tôt déjà, j'aimais imaginer des histoires, je passais mes journées à le faire.
D'abord avec mon frère jumeau, on avait chacun un nounours et le miens s'appelait "Luka", un ours bleu. (mon animal préféré actuellement, d'où mon choix de l'ours en juin/juillet comme premier animal à dessiner dans mon bestiaire). On inventait des aventures directement tirées des dessins-animés que l'on regardait. Tu vas me dire (et tu as raison) que jusqu'à là il n'y a rien d'exceptionnel.

Ensuite à partir de mes trois ans je découvrais les plaisirs des arts ludiques dont la pâte à modelée ou... Le dessin. Depuis lors, je passais - sans abuser - toutes mes journées à dessiner. Puis à l'école primaire, tous mes week-ends et tous les jours après l'école. Je n'ose même pas vous raconter les vacances types que je faisais. De ce jeune âge, j'expérimentais pas mal de trucs, notamment je me rappelle à mes sept-huit ans avoir fait tous pleins de bandes-dessinées avec une intrigue (objectivement merdique mais bon, j'étais petit  Laughing ). La technique je j'utilisais (et que je trouvais révolutionnaire à l'époque) était de prendre un paquet d'une quarantaine de feuilles, les plier ensembles pour leur faire prendre une apparence de livre et passer du scotch sur le pli pour conserver la forme. Avec ça, je m'occupais de huit heure le matin à vingt-et-une le soir. à coté de ça, je zappais toute l'aspect sociale (j'étais notamment un très grand timide, mon frère était tout l'inverse, la Glace et le Feu). Je pense que dans mon inconscient je me disais "Je ne suis pas social, je n'ai pas de bonnes notes à l'école mais au moins je suis créatif et je dessine bien (comme tout le monde me disait à l'école)".

Depuis, j'ai eu à traverser de nombreuses "Révolution Artistique", dont trois principalement :

* La découverte (redécouverte) des mangas shonens (adressés aux jeunes adolescents/adolescents) à l'entrée au collège a fait pencher mes histoires vers des thèmes plus liés à la détermination, à la force de l'amitié et au fantasy en général. Avec en parallèle un goût (bien que déjà forgé depuis bien plus longtemps) pour les histoires centrant l'intrigue sur l'affrontement/le combat. (avec notamment le visionnage d'animes tels que  Bleach, Naruto, Full Metal, entre autres).

Puis, à partir de la 1er S (j'avais donc seize ans) j'avais eu plusieurs années d'étouffement artistiques, des années où tout ce passait pour que je ne pense qu'à mes études (bien que ça ne m’empêchais pas d'avoir des notes pas très tops).

*La découverte (redécouverte) des mangas seinen (adressés aux jeunes adultes) avait re-déclenchée la flamme créatrice qui dormait en moi. Puis à mes dix-sept ans, mon intérêt pour la condition animale dans le monde se forgea (suite au visionnage d'un documentaire, puis de pleins d'autres). Je dis ça parce que la maltraitance animale et par la suite ma décision de devenir végétarien ont eu beaucoup influencées l'oeuvre artistique qui en à découlé. Peu après mes dix-neuf ans, je conçus "Hundredays" (la fameuse oeuvre). Je découvris peu à peu que je pouvais communiquer bien plus que de simple messages avec mes œuvres. Les complexifier, les nuancer, les travailler à travers l'écriture, que je pouvais essayer de me mettre dans les bottes/pattes des gens/animaux et développer de l'empathie. Ce que je voulais faire au départ, c'était une BD.Puis je m'étais rendu compte qu'étant à la fac, je n'aurais pas eu le temps pour. Mon intérêt pour l'écriture était alors venu (oui, je sais, dix neuf ans pour découvrir cette merveille). Moi qui me contenter d'inventer/imaginer des histoires et de dessiner ce que je voyais en tête. Je m'étais mis à écrire. Et ceux ne fût pas facile.

L'année 2016 en terme artistique fût sans aucun doute ma meilleur année artistique, ma troisième révolution artistique en a découlé.

Mes premiers écrits de "Hundredays" était juste insupportables à lire (notamment pour un membre de l'autre forum avec qui je m'étais lié en amitié au début de l'année et avec qui on s'était échangé nos écrits. La pauvre elle avait subit mon premier chapitre). Tout était à revoir : grammaire, syntaxe, approche, ...
Mais mon égo de créateur me faisait nier (ou du moins ne pas en prendre finalement en compte) cette manques de compétences flagrantes. Il fallait comprendre, j'avais fait dix-neuf ans dans ma bulle sans être exposer à personne ce que j'avais en tête.

Puis, Serely m'invita sur ce forum, j'étais le premier invité et j'étais super content. Smile
J'exposai alors mon "chapitre 1" de Hundredays et alors ce fût le drame : Pour la premier fois de ma vie, j'avais fait face à ma propre sensibilité face à la critique. Bien qu'objectif, une partie de moi se refusait de l'admettre. Ma seul fierté s'était effondré. Moi qui appuyais tout mon estime de moi-même sur mes compétences dans ce domaine. J'essayais d'être neutre mais en fait je refoulais ma crainte, celle d'être au final banal, voir médiocre.

*Je pris à cette époque de radicales décisions pour me remettre à niveau et ainsi cartonner dans ma passion. Travailler mon orthographe, affuter mon approche, éviter les facilitées scénaristiques, (J'y avais passé toutes mes grandes vacances) je m'étais même mis à LIRE. Pas de manga, lire VRAIMENT, des romans de quatre cents-cinq cent pages. Je m'étais dans un premier temps essayé au style fantasy, puis je découvris la science fiction (notamment avec Asimov... Dieu). Et là ce fût le déclic. Ma troisième révolution artistique et un attrait (presque une passion même) pour les oeuvres de science-fiction et le style "cyberpunk" en particulier. Tout comme toi, la musique à beaucoup influencé, notamment ma découverte du Vaporwave.

Depuis fin 2016 je travaille en parallèle à "Trop Tard Pour Changer" sur un projet de roman Cyberpunk que je devrai vous présenter peut-être le mois prochain ou plus tard je ne sais pas.

Voilà donc.

J'espère ne pas avoir été trop lent dans mon récit, j'avais aussi envie d'en parler ^^

J'attaque la lecture du chapitre 4 dans moins d'une semaine, tu me donneras le feu vert ! pirat

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Lun 16 Jan - 15:00

J'ai bien aimé lire ton histoire, c'est très facile à lire, merci pour le partage.

Suite à ton message, je pense que je dois stabiliser ce qui est déjà fait.

j'ai corrigé le chapitre 2, mais avant de publier je vais faire le travail sur la répétition des il et elle

mes priorités
1 - étudier le style de Gaborit et Bordage
2 - mise en cohérence, correction, chapitre 2 à 10
3 - écrire la suite, j'écris 4000 mots par jour (sous condition que j'ai que ça à faire) - je vais mettre un planning pour voir quand je peux finir la partie 1

suite à ta remarque sur le serpent, j'ai essayé de mettre à plat ce que je veux faire

journal de bord 16012017:

En fait chaque personnage veilleur est l'incarnation physique des fonctions principales de la source. Ensuite, chacune de ces fonctions n'est pas utilisé de la meme façon que ce soit une femme, ou un homme.

L'homme peut appliquer la fonction sur lui meme. La femme elle peut appliquer la fonction sur autrui.

Massoul a une grande particularité, il est l'incarnation de la fonction prise de conscience. C'est pour ça qu'il peut utiliser les autres fonctions, sauf une, celle de la guerison/destruction  de soi-meme. Son immortalité est donc inconsciente.

Ce qui m'amène sur le serpent, qui est une femelle. Elle possède également la fonction prise de conscience, mais appliquée à autrui. Dans mon imagination, le serpent est l'instinct de la source, contrairement à Massoul, le serpent n'a pas d'égo, elle n'a pas à trouver d'équilibre entre son ame, et l'expression de son ame dans la matière.

Les deux sont immortels, car  ils sont la prise de conscience de la source dans la matière. S'ils venaient à disparaitre, tout est à recommencer.

Pour que leur immortalité n'est plus d'utilité, il faut que la fonction de guerison/destruction soit consciente. Et pour ça, il faut qu'Issa se suicide, car cette fonction de guerison n'est pas uniquement dans la matière, elle est également au niveau de l'ame. Ainsi Issa va effectivement détruire son ame, mais la source va la refaire, en la personne d'Henri. Et tout cela grace à une chose, l'amour d'Eteph pour Issa, c'est le lien. C'est grace à elle qu'Issa revit en la personne d'Henri, grace à ces prières pendant des siécles, et des siecles.
C'est ça mon projet ... c'est cette histoire que je veux raconter.

Au fur et à mesure que j'écris, et que je partage les émotions du roi, ça devient de plus en plus clair.

la trame du projet chimère:

Les émotions du roi - Issa/henri va prendre conscience qu'il incarne la guerison de la source, en fait il est l'incarnation de l'entropie.
ce roman commence sur la naissance de l'univers, et ce finira sur la première expansion/contraction d'un coeur de foetus, et  sur le dernier battement de coeur d'Henri. henri va accepter la morsure du serpent.

Les émotions de la dame - Eteph/La bohémienne incarne la fonction de guerison d'autrui. dans ce roman je raconterais la meme histoire mais du point de vue d'Eteph la bohémienne.
Ce roman commencera sur la naissance d'Eteph, et ce finira sur l'accouchement de la bohémienne. Ce sera la meme image que la naissance d'Issa. La bohémienne va accepter la morsure du serpent.

Les émotions du fou - Se sera la meme histoire vu de deux veilleurs incarnant l'esprit de la source. (Vaah et Alinga)
Les émotions du cavalier - se sera la meme histoire vu de deux veilleurs incarnant le coeur de la source. (Nehha et Heuett)
Les émotions de la tour - se sera la meme histoire vu de deux veilleurs incarnant la matière de la source. (Hakma et Palephneh )

Et enfin les émotions du joueur - la meme histoire vu de Massoul, et du serpent.

A la fin de celui-là, Massoul meurt. Il va prendre conscience de son refus de mourrir grace à Eteph et Issa. Il va décider de mourir. c'est son désir, il veut connaitre les joies de la mort, et celle de renaitre. Pour le serpent, je sais pas trop.

c'est un secret:

Le nom des veilleurs vient des choeurs angéliques
il y a 9 choeurs, 9 archanges, 72 anges, et il y a également 9 archidémons, 72 démons.
Je considère qu'il y a 2 types d'ange, l'ombre (les démons) et la lumière (les anges)
la dichotomie vient de la manière de remplir la mission : unir la matière et l'esprit
La lumière le fait sur la base de soumission par le choix.
L'ombre le fait sur la base de soumission par la force.


Hakma --> Hékamia (c'est mon ange gardien de la matière) son ombre est Zépar
Nehha --> Nith Naia (c'est mon ange gardien du coeur) son ombre est GLASYA-LABOLAS
Vaah --> Lelahel (c'est mon ange gardien de l'esprit) son ombre est Valefor (jamais réussi à retenir Lelahel, alors que Valefor  dès que je l'ai su, je l'ai retenu)

du coup j'ai fait pareil pour Eteph (pour ce personnage je me suis inspiré d'Indila, j'ai fini par apprendre sa date et heure de naissance)
Palephneh --> Pahaliah son ombre est Purson
Heuett --> Haheuiah son ombre est Naberius
Alinga --> Imamiah son ombre est Allocès

de là vient le nombre des veilleurs : 72 * 2 + 9 * 2 + 2 + 2 = 164

ce qui est marrant, c'est que j'ai découvert tout ça en meme temps que j'écrivais. Et le truc qui m'a vraiment épaté, c'est le rituel de la 2ème paire, j'avais pas compris pourquoi je mettais autant de temps à rentrer dans la vallée. J'ai écrit une séquence sur Palephneh. Je n'ai compris son utilité que quand j'ai commencé le rituel de la deuxième paire.

Alors que je voulais juste faire une explication de l'orga des veilleurs, je me suis vu écrire un truc qui mettait tout en lumière. Vraiment excellent, merci.

Ca aussi c'est marrant, avant je ne partageais jamais d'où me venait toutes ces idées, et là je le fais parce que j'ai envie.

Pour le nom Henri, chui pas encore pret, mais ça va venir.
Officiellement c'ets parce que j'ai crié "la vie est belle" à la saint Henri (13/07/2012) - chapitre 3 des émotions du pion.
Officieusement, c'est pas tout à fait ça.


Dernière édition par Obtearon le Lun 16 Jan - 15:58, édité 1 fois (Raison : une envie soudaine)
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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Lun 16 Jan - 18:32

Merci ^^

Super que t'es ton plan d'attaque ! Comme moi en fait ^^
Je crois qu'on va s'entre-aider dans ce cas, formons un alliance symbiotique  Cool
Mon second semestre universitaire viens de commencer mais je ne compte pas arrêter d'écrire ! Avec un peu d'organisation ça va pouvoir se faire, faire un petit pas chaque jour, j'ai jusqu'à là assez bien réussi (pour une fois dans ma vie, comme quoi).
Je travaille depuis une semaine sur un projet de futur roman secret pour le moment. (Indice = Cyberpunk)


Obtearon a écrit:
Alors que je voulais juste faire une explication de l'orga des veilleurs, je me suis vu écrire un truc qui mettait tout en lumière. Vraiment excellent, merci.

Ca aussi c'est marrant, avant je ne partageais jamais d'où me venait toutes ces idées, et là je le fais parce que j'ai envie.

Bon, tu imagines bien que je n'ai pas pu comprendre la totalité de ton Journal de bord mais je suis content d'avoir pu t'aider ^^
N’hésite pas à continuer à me partager tes idées, j'ai l'impression que ça t'aide beaucoup.

Obtearon a écrit:
Pour le nom Henri, chui pas encore pret, mais ça va venir.
Officiellement c'ets parce que j'ai crié "la vie est belle" à la saint Henri (13/07/2012) - chapitre 3 des émotions du pion.
Officieusement, c'est pas tout à fait ça.

Franchement, j'ai hâte de savoir d'où sa vient Smile

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Jeu 19 Jan - 14:50

Faisons ainsi Smile.

Si tu le souhaites je peux te donner des références livres cyber-punk (t'es plutot technologie intégrée au bio, biotechnologie, nanotechnologie, ...)

Sinon Pour les émotions du roi :
Dans ce que je vois, pour travailler sur les répétitions il et elle, faut que je travaille sur la description des gestes.
j'ai essayé sur le chapitre 2.
Pas très facile, je vais le faire sur chaque chapitre de 3 à 10, en espérant que ça vienne plus naturellement.

et merci, en effet discuter avec toi m'aide beaucoup. Very Happy

j'essaye de me retenir pour écrire la suite de l'histoire pour l'instant j'ai
- rituel 1
- grossesse Eteph
- l'arbre et le fruit
- le banissement (coup de frein sur cette partie, elle est complexe)

J'ai trouvé la trame du rituel de la première paire, il va me donner accès au début des émotions de la dame, ainsi que des émotions du fou.

Je ne l’écrirais qu'une fois que j'aurais revu et corrigé les chapitre 3 à 10, sinon je pense que ça va vite devenir le bordel. Pareil pour le bannissement, comme il est complexe, je n'arrive pas à le manipuler mentalement, du coup je me retiens sur la formalisation de la trame ... mais je joue quand même un peu ... Smile

En gros, j'ai pas envie de rater l'entame du roman, juste sous prétexte que j'ai plein d'idées super géniales, qui une fois transcrites seront bâclées, et illisibles.



Et dire que je voulais faire cette partie 1 en 2 chapitres ...






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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Jeu 19 Jan - 19:39

Super ! Je suis pour quelques références cyberpunk, je dirai plus porté sur la nanotechnologie ou le transhumanisme en général.
Bon courage pour retravailler tout ça ! Je te lis très bientôt! !

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Obtearon le Ven 20 Jan - 11:24

ci-après quelques références livres
Franck Herbert - cycle de dune - transhumanisme - principalement la structure
Paolo Bacigalupi - la fille automate - transhumanisme - pour le coté poétique
Douglas Adams - cycle du guide galactique - 6 tomes d'une trilogie qui en compte cinq Smile - transhumanisme - l'épisode du vous etes ici m'a marqué à vie
Philip K Dick - Minority Report - transhumanisme - je n'ai pas lu celui là, mais je trouve que cet auteur à quelque chose de particulier que je n'arrive pas à définir
Joan D Vinge - le cycle de la reine de l'été - nanotechnologie - j'aime bien ce cycle
Neil Stephenson - l'age de diamant - nanotechnologie - j'aime bien cet auteur, notament le cycle Cryptonomicon.

référence manga
Yukito Kishiro - Gunnm - ya tout (cyber, biotech, Jung, ...)

référence BD
Alejandro Jodorowsky - Métabaron - les techno-pères - le pire de l'humain transhumanisé

aujourd'hui, je travaille le chapitre 3

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Re: Les émotions du roi (violence)(nudité)

Message par Mélos le Ven 20 Jan - 12:44

D'accord, merci bien Obt !
C'est marrant parce que, mise à part la référence bd et deux-trois romans, je les connaissais tous mais j'en avais encore lu aucun (mise à part Gumnn que j'ai commencé). Du coup je les mets dans le collimateur !

Bon courage, moi je profite de ma journée sans cours pour écrire la suite de mon chapitre 1.

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